Des citoyens veillent sur la sécurité

Les signataires du protocole Participation citoyenne, précédemment connu sous le nom de Voisins vigilants. Photo L'Alsace/C.F.

Les signataires du protocole Participation citoyenne, précédemment connu sous le nom de Voisins vigilants. Photo L’Alsace/C.F.

La commune d’Aspach-le-Bas a officialisé, lundi matin, la mise en place du protocole Participation citoyenne au sein de la commune. Un dispositif visant à améliorer la protection des communes grâce à la mobilisation d’habitants vigilants.

Lundi matin, à la mairie d’Aspach-le-Bas, le maire Maurice Lemblé, le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Mérignargues et le commandant de la compagnie de gendarmerie d’Altkirch Denis Ritter, ont signé le protocole Participation citoyenne. Un dispositif précédemment connu sous le nom de Voisins vigilants, qui est un réseau de solidarité et de vigilance structuré autour d’habitants engagés dans une démarche volontaire.

À Aspach-le-Bas, l’initiative de la mise en place d’un tel protocole qui ne se fait pas du jour au lendemain – le Procureur de la République, la gendarmerie et la préfecture devant donner préalablement un avis favorable – revient à l’association Asep (Aspach-le-Bas/Santé/Environnement/Patrimoine). En 2014, suite à plusieurs faits de délinquance et de cambriolages dans la commune, l’Asep lance l’idée d’une autoprotection citoyenne. Une réunion d’information sur le protocole Participation citoyenne est alors organisée.

Aujourd’hui, une douzaine de citoyens volontaires, dit référents, sont engagés dans ce dispositif. Ils ont l’oeil sur l’ensemble des quartiers du village et sont chargé de signaler tout événement jugé « anormal ou bizarre » à la gendarmerie à laquelle le village est rattaché, celle de Masevaux-Niederbruck/Burnhaupt.

« Nous finalisons aujourd’hui cette volonté de participation citoyenne visant à améliorer la protection de notre commune. La signature du protocole va valider et rendre opérationnelle cette action », a déclaré Maurice Lemblé.

« Jouer collectif »

Pour sa part, le sous-préfet a tenu à préciser : « Il ne s’agit pas là de délation mais de mobilisation civique et collective. Le voisin est souvent plus efficace, utile et discret que la vidéo-protection. Il faut jouer collectif si nous voulons sortir par le haut de cette mission nationale qu’est aujourd’hui la sécurité. »

Interrogés, les autorités n’ont pas pu communiquer le nombre de communes de l’arrondissement aujourd’hui engagées dans un tel protocole, mais Aspach-le-Bas n’est pas la seule. Néanmoins, il s’agit de la première signature d’une telle convention pour la compagnie d’Altkirch, à laquelle est rattaché la gendarmerie de Masevaux-Niederbruck/Burnhaupt dont dépend Aspach-le-Bas.

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Un train de la paix sur les rails en 2018 ?

Cet été, une nouvelle locomotive à vapeur, la 141C100, viendra enrichir le patrimoine roulant de l'association Train Thur Doller Alsace. Photo DR

Cet été, une nouvelle locomotive à vapeur, la 141C100, viendra enrichir le patrimoine roulant de l’association Train Thur Doller Alsace. Photo DR

L’association Train Thur Doller Alsace (TTDA) a tenu son assemblée générale, vendredi à Masevaux. L’occasion, pour la dynamique association, de faire le bilan de l’année écoulée et de mettre d’ambitieux projets sur les rails .

Treize trains à thème et 12 146 voyageurs dans les rames – un nombre en constante augmentation depuis 2010 – voilà deux bons chiffres de l’année 2015 (lire ci-dessous), présentés par Romain Tricot, président de l’association Train Thur Doller Alsace (TTDA), à l’occasion de l’assemblée générale de l’association, qui s’est déroulée vendredi à Masevaux. Un dynamisme associatif qui a été salué par l’ensemble des élus présents à la réunion : le conseiller régional Jean-Paul Omeyer, le président de la comcom de la vallée de la Doller et du Soultzbach Laurent Lerch, les maires des communes de Burnhaupt-le-Haut, Guewenheim et Sentheim, respectivement Véronique Sengler, Jean-Luc Barberon et Bernard Hirth, et l’adjoint de Cernay Alain Bohrer.

Quarante ans d’exploitation

Et, la machine TTDA, animée par une centaine de bénévoles qui sont les locomotives d’une association qui entretient et fait vivre un important patrimoine roulant – une trentaine de machines – et bâti, et qui participe à l’attractivité économique et touristique de la vallée, ne compte pas s’arrêter là. Plusieurs projets, dont un ambitieux et symbolique à l’horizon 2018, ont été présentés par Romain Tricot.

Concernant les animations, pour 2016, année du 40e anniversaire de l’exploitation du train touristique, l’objectif est évidemment de « continuer sur la même très bonne voie que celle des années 2014 et 2015. » Pour cela, l’association va notamment pouvoir compter sur l’arrivée d’une nouvelle locomotive à vapeur – la 141C100 – sur le réseau TTDA, cet été. Une machine de 106 tonnes à vide, pour 1800 CV, pouvant aller à 100 km/h. Construite en 1922 par les usines Schneider du Creusot, la locomotive, classée au titre des monuments historiques, qui a roulé jusqu’en 2004, appartient à l’association Train à vapeur Thouarsais et sera donnée en gestion à l’association TTDA.

Dans un premier temps, et après révision de sa chaudière, la locomotive sera remise en service sur la ligne du TTDA, qui envisage d’obtenir un agrément de la SNCF afin de pouvoir la faire circuler sur le réseau ferré national (RFN). Avec cette acquisition, le TTDA comptera un total de cinq machines à vapeur dont trois sont classées.

Concernant son patrimoine bâti, l’association espère que la construction d’un nouveau dépôt à la gare de Burnhaupt-le-Haut pourra aboutir d’ici le deuxième semestre de l’année. Celui-ci servira à garer l’intégralité du matériel qui se trouve aujourd’hui encore à l’extérieur. Le TTDA envisage également de s’attaquer à la restauration de la halle de Guewenheim et de l’ancienne maison du chef de district, appelée « Villa », à Sentheim, pour redonner vie à ces bâtiments.

Le projet Cap 2018

Enfin, Romain Tricot a dessiné les grandes lignes d’un projet fort et ambitieux à l’horizon novembre 2018 : « Organiser un train de la paix à l’occasion du centième anniversaire de l’armistice du 11 novembre. L’idée du projet Cap 2018 est de faire se rencontrer en gare de Burnhaupt un train venu d’Allemagne et un train français. » Tout un symbole pour le lieu qui, durant la Première Guerre mondiale a été, après l’avancée du front français jusqu’à Burnhaupt, gare frontière avec l’Allemagne. « Un événement historique et symbolique qui est aussi un motif pour obtenir d’ici 2018 le raccordement au RFN à Cernay ville, condition sine qua non à la venue d’un train allemand jusqu’à la gare de Burnhaupt », argumente Romain Tricot. Il précise également que « cela nous permettra par ailleurs de développer notre activité et d’exploiter le train touristique dans la vallée de la Thur pour que l’association soit pleinement celle du Train Thur Doller Alsace. » Un raccordement chiffré à 500 000 €, cofinancé par la Région.

Pour Jean-Paul Omeyer, il ne faut donc plus tarder concernant ce projet : « 2018, c’est dans un peu plus de deux ans, autant dire demain. Les travaux sont inscrits et ils se feront à condition que l’intérêt de la ligne ne consiste pas uniquement à faire passer un train touristique de temps en temps. » À chacun des acteurs, donc, de mettre la machine sur de bons rails, au plus vite, pour ne pas faire dérailler le train de la paix.

Les chiffres de l’année 2015
– 13 trains à thème dont le train musical, le train des étoiles, le petit Montmartre, le train du patrimoine, le train des vendanges, le train d’Halloween, etc. ;
– 12 146 voyageurs (+ 3 % par rapport à 2014) ;
– 12 voyages ouverts au public à bord de l’autorail X 4395, autorisé à circuler sur le réseau ferré national (RFN) ;
– 124 381 € de billetterie (soit quelque 10 000 € de plus par rapport à 2014). « L’association s’inscrit à présent dans une dynamique à la fois patrimoniale, touristique et commerciale », a commenté le commissaire aux comptes.

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Les mains vertes récompensées

Vendredi dernier, les lauréats du concours des maisons fleuries 2015 de Soppe-le-Haut ont été reçus au foyer rural pour recevoir leur prix. Chacun à son échelle à participé à l’embellissement de la commune.

Les lauréats du concours des maisons fleuries 2015 de Soppe-le-Haut ont reçu un arrangement floral. Photo DR

Les lauréats du concours des maisons fleuries 2015 ont reçu un arrangement floral. Photo DR

À Soppe-le-Haut, le concours des maisons fleuries est devenu une tradition forte, en témoigne le nombre d’habitants – une quarantaine – récompensé pour sa participation à l’embellissement du cadre de vie communal. Ils ont reçu leur prix lors d’une cérémonie qui s’est déroulée vendredi au foyer rural.

« Au-delà de l’embellissement, c’est, je crois, le signe que la nature et plus particulièrement l’environnement, qui représente un enjeu majeur aujourd’hui, sont considérés par beaucoup d’entre vous comme une priorité », a déclaré le maire Franck Dudt avant de compléter : « Chacun, à son échelle, peut par de petits gestes simples et utiles montrer l’exemple, comme en bannissant l’utilisation de produits phytosanitaires dans son jardin, en faisant son compost, etc. »

C’est au début du mois d’août dernier que le jury, mené par l’adjoint Philippe Ringenbach et composé de plusieurs personnes de la comcom de la vallée de la Doller et du Soultzbach – Rose-Marie Fricker, Jeanine Studer, Jean-Claude Glardon, Marion Mourot, Sonia Stevens, Marguerite Bindler et Abilio Pinto –, a arpenté les rues du village pour apprécier le fleurissement des maisons et particulièrement la diversité des végétaux plantés, la qualité de l’entretien, l’originalité des compositions et l’harmonie des formes et des couleurs.

Cette année, commune nouvelle oblige, le jury sillonnera également les rues de Mortzwiller.

Le palmarès

Trois fleurs : 1er prix : Daniel Collignon ; 2e prix : Rosine Mourot ; 3e prix : Paul Kuenemann.

Deux fleurs : Albert Bader, Paul Bindler, Marie-Odile Dahl, Gilberte Dangel, Guillaume De Fanis, Bernard Egly, Marie-Thérèse Hirth, Pierre Morandi, Michel Pierrot, Marcel Schmitlin, Richard Schmitt, Roger Silbermann, Etienne Walzer et Benoît Wendel.

Une fleur : Henri Affholder, Christophe Algeyer, Colette Bihry, Pierre Bleny, Virginie Bletterer, Patrick Egender, Paul Egly, Thérèse Feldmann, Roger Finck, Nicolas Hirtz, Jacky Hoffschir-Hug, Louis Kibler, Robert Kuenemann, Angélique Monpoint, Christophe Tuffelli et Jean Zakosek.

Encouragements : Jacques Barbier, Michel Brun, Bruno De Simone, Joël Hochstrasser, Daniel Iltis, Emmanuel Lambalot, Roger Nicklowitz et Roland Schwartz.

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Les jeunes élus mobilisés contre le gaspillage alimentaire

Les jeunes élus du conseil municipal des enfants d'Aspach-Michelbach ont fait un carton avec leur première disco soupe. Photo L'Alsace/C.F.

Les jeunes élus du conseil municipal des enfants d’Aspach-Michelbach ont fait un carton avec leur première disco soupe. Photo L’Alsace/C.F.

Jeudi, les élus du conseil municipal des enfants d’Aspach-Michelbach ont organisé une disco soupe sur la place de la mairie dans le cadre du marché paysan, pour sensibiliser au gaspillage alimentaire. Un premier rendez-vous qui a rencontré un franc succès.

Jeudi, dans le cadre du Marché paysan, installé place de la mairie à Aspach-le-Haut, le conseil municipal des enfants de la commune a organisé sa première disco soupe. La disco soupe, c’est un mouvement né à Paris en 2012 qui œuvre pour la sensibilisation du grand public à la problématique du gaspillage alimentaire.

Environ 40 % de la nourriture produite dans le monde est gaspillée et 1,3 milliards de tonnes d’aliments sont jetées chaque année. En France, annuellement, 9 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées. Des chiffres qui donnent le tournis et interpellent quand on sait que, d’après des chiffres publiés dans L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2015, 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit une personne sur neuf.

Pas découragés par l’ampleur de la tâche en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, les sept membres du conseil municipal des enfants d’Aspach-Michelbach, âgés de 9 à 11 ans, ont donc décidé de devenir des acteurs du changement : « On veut montrer aux adultes que les légumes, mêmes abîmés, sont encore excellents à la consommation », annonce le jeune « maire », Noa.

Pour la première disco soupe d’Aspach-Michelbach, ce sont quelque 150 kg de fruits et légumes, rebuts ou invendus, qui ont été récoltés dans les supermarchés environnants et auprès de maraîchers locaux. Avec ça, les jeunes ont concocté 100 litres de soupes – une soupe de légumes et un velouté d’asperge –, de la salade de fruits et du coulis de framboise, qu’ils ont distribués gratuitement sur la place de la mairie entre 17 h et 20 h.

Tout a été avalé dans une ambiance festive, conviviale et musicale, disco soupe oblige. Pour les aider dans leur entreprise, les jeunes élus ont pu compter sur le soutien des conseillers municipaux Anne Tschudy et Dominique Loux à l’intendance, et de l’adjoint et cuisinier Francis Tschann derrière les casseroles.

Cette première manifestation du genre a rencontré un franc succès puisque dès 18 h 30, il n’y avait plus de salade de fruits, ni une goutte de soupe au fond des casseroles.

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La commune nouvelle valide à l’unanimité son premier budget

Le presbytère de Soppe-le-Haut pourrait être rénové pour accueillir des logements. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Le presbytère de Soppe-le-Haut pourrait être rénové pour accueillir des logements. Photo L’Alsace/Vincent Voegtlin

Les finances ont occupé une large part des discussions lors de la dernière réunion du conseil municipal du Haut Soultzbach, début avril. Le budget primitif 2016 de la commune, validé à l’unanimité, se monte à 1 409 244 €.

Parmi les gros points à l’ordre du jour de la dernière réunion du conseil municipal du Haut Soultzbach, le 6 avril, figuraient la fixation des taux d’imposition annuels et l’examen et l’approbation du budget primitif 2016.

Concernant les taux d’imposition pour cette année, le conseil municipal a décidé de reconduire ceux appliqués précédemment dans chacune des communes déléguées. Pour Mortzwiller, le produit fiscal attendu est de 72 832 € (12,24 % pour la taxe d’habitation : 5,19 % pour le foncier bâti ; 40,87 % pour le foncier non bâti et 21,31 % pour les cotisations foncières d’entreprises). Pour Soppe-le-Haut, le produit fiscal 2016 se monte à 141 170 € (12,06 % pour la taxe d’habitation ; 10,17 % pour le foncier bâti ; 49,36 % pour le foncier non bâti et 42,11 % pour les CFE). Une harmonisation de ces taux se fera pour l’année prochaine.

Le budget primitif 2016 de la commune nouvelle, approuvé à l’unanimité, s’équilibre à 704 671 € en section de fonctionnement et 704 573 € en section d’investissement. Parmi les investissements engagés par le Haut Soultzbach pour cette année, le conseil municipal a notamment approuvé, à l’unanimité, les dépenses suivantes : 205 906 € pour le projet d’aménagement d’une mairie annexe fonctionnelle et aux normes pour Soppe-le-Haut ; 16 013 € pour l’aménagement d’une liaison piétonne et cyclable entre les deux communes déléguées ; 9 228 € pour la création de places de parking rue du Soultzbach à Mortzwiller permettant de desservir l’école, la mairie et la salle commune ; 15 340 € pour l’installation d’un préau pour les élèves qui fréquentent l’école intercommunale de Mortzwiller.

Enfin, au point divers et communications, le maire, Franck Dudt, a notamment proposé qu’une réflexion soit engagée sur l’avenir du presbytère de Soppe-le-Haut. Celui-ci pourrait être mis aux normes pour être transformé en logements. Il a également indiqué que le dépôt de déchets verts de Soppe-le-Haut est à nouveau ouvert tous les samedis de 15 h à 18 h, pour les habitants du Haut Soultzbach ; que l’opération Haut-Rhin propre se déroulera le 23 avril à partir de 9 h et que la cérémonie de commémoration de la Victoire de 1945 aura lieu à Soppe-le-Haut le 8 mai.

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« À l’arbre vert » reprend racine au village

L'artiste plasticienne Sybille du Haÿs a offert à la commune le dessin du Dorfhüss de Goldbach, réalisé pour l'exposition " À l'arbre vert ". Photo L'Alsace/C.F.

L’artiste plasticienne Sybille du Haÿs a offert à la commune le dessin du Dorfhüss de Goldbach, réalisé pour l’exposition  » À l’arbre vert « . Photo L’Alsace/C.F.

Depuis le 15 avril et jusqu’au 23 avril, l’artiste plasticienne Sybille du Haÿs est de retour au Dorfhüss de Goldbach-Altenbach avec son exposition « À l’arbre vert », fruit de rencontres et d’échanges avec les habitants du village, présentée pour la première fois à l’automne dernier.

Cinq mois après avoir quitté Goldbach-Altenbach, où elle avait passé 60 jours en immersion pour créer son exposition baptisée À l’arbre vert, l’artiste plasticienne Sybille du Haÿs est de retour dans le village pour une nouvelle présentation de son travail, qui avait été exposé une première fois au Dorfhüss à l’automne 2015.

L’occasion pour la jeune diplômée de l’école des beaux-arts de Montpellier, originaire de Versailles, de dresser un premier bilan de son aventure humaine et artistique avec les habitants de la commune et de jeter un nouveau regard sur son travail.

« Mon village et l’artiste »

Entre septembre et novembre 2015, Sybille du Haÿs était en résidence à Goldbach-Altenbach dans le cadre du dispositif « Mon village et l’artiste », créé par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Là, à la demande de la commune, elle a travaillé sur la question du lien et de l’attachement des habitants à leur territoire et entre eux.

Pour ce faire, elle se lance dans une démarche artistique qui relève de la radioscopie d’un village de moyenne montagne à l’aube du XXIe siècle. Installée au Dorfhüss, qui lui sert d’atelier, elle dialogue, pendant trois semaines, avec 150 des 280 habitants de la commune.

« Ils ont répondu à l’invitation que je leur avais glissée dans la boîte aux lettres. Locaux et néo-ruraux, jeunes et moins jeunes sont venus me rencontrer dans cet ancien lieu de vie, où nous avons discuté de tout et de rien, d’anecdotes vécues ici, de leur vie passée et présente au village. »

Toutes ces rencontres sont filmées. Au total 18 heures d’enregistrement. Sur le plan artistique, ces échanges aboutissent à la réalisation d’un court-métrage d’une quarantaine de minutes.

Une vidéo faite d’accumulation de micro-histoires

De cette matière vivante, Sybille du Haÿs tire donc une vidéo faite d’une accumulation de micro-histoires qui, mises bout à bout, constituent l’histoire du village. « Grâce à la vidéo, j’ai pu proposer un nouveau dialogue entre les gens et une autre perspective du lien entre les habitants, dans un village où les lieux de rencontre ont disparu », explique-t-elle.

Une vidéo, que l’artiste agrémente par une série de quatre dessins au crayon reproduits à partir de photos. Tous représentent d’anciens lieux de vie et de rencontre qui ont participé à la création de liens entre les habitants : le Dorfhüss et le café À l’arbre vert de Goldbach, ainsi que le restaurant Fischer et le café Bellevue de Altenbach.

Sur le plan personnel, Sybille du Haÿs a vécu à Goldbach-Altenbach « une expérience humaine intense, nourrie de rencontres vraies et sincères de l’Autre, avec un grand A », insiste-t-elle avec de poursuivre : « Le concept de résidence artistique me correspond. Pour nourrir mon travail, j’ai besoin d’un contexte de création qui sorte de mon univers quotidien et d’explorer des histoires et des lieux qui ne sont pas les miens. »

En cela, l’Alsace a été une destination et un laboratoire prisés par l’artiste, dont les questions identitaires occupent une place importante dans son travail. « Ici, la culture n’est pas que française, ni que allemande. L’Alsace a sa propre culture qui engendre un rapport particulier à la mémoire collective et individuelle d’un lieu. »

Y ALLER L’exposition À l’arbre vert de Sybille du Haÿs est à redécouvrir au Dorfhüss de Goldbach-Altenbach ce samedi de 14 h à 19 h et ce dimanche de 10 h à 17 h. Entrée libre.

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Colmar : écurie d’attelage Jean Warth & fils

COLMAR Ecurie d'attelage Jean Warth & fils

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Leimbach : maison rénovée via le dispositif Oktave

LEIMBACH Maison Oktave

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Des idées de (jeunes) génies

Les collégiens primés été récompensés par des diplômes et bons d'achat offerts par le foyer socio-éducatif du collège. Photo DRDans le cadre d’un micro-projet initié par leur professeur d’allemand, les élèves de 4e bilangue du collège Nathan-Katz de Burnhaupt-le-Haut ont réalisé plusieurs ingénieuses inventions. Trois d’entre elles ont été primées : la plus innovante, la plus originale et la plus amusante.

Les élèves de 4e bilangue du collège Nathan-Katz ont quelque chose de Géo Trouvetou, ce personnage de fiction, inventeur prolifique, de l’univers des canards, créé au début des années 1950 pour les studios Disney.

Les inventions qu’ils ont réalisées dans le cadre du micro-projet Der beste Erfinder, initié par leur professeur d’allemand, Valérie Dibourg, n’ont rien à envier à l’ingénieux palmipède. En fait, ce micro-projet s’inspire du concours Jugend forscht, qui existe en Allemagne depuis le milieu des années 1960.

Après avoir réalisé un exposé sur les trouvailles existantes d’inventeurs allemands, les collégiens ont enfilé leur costume d’inventeur et fait marcher leurs méninges et imagination pour concevoir leur propre invention inédite.

Innovant, originale et amusant

Répartis par groupes de deux ou trois, les 28 élèves de 4e bilangue ont ainsi réalisé 20 inventions qui ont été jugées par un jury composé du principal-adjoint Christian Frey, de la professeure de mathématiques Marie-Anne Schreck, du professeur d’histoire Bertrand Risacher et du professeur de musique Gabriel Steger. Les jeunes chercheurs-inventeurs ont reçu leur prix le vendredi 1er avril.

Le premier prix, celui de l’invention la plus innovante, a été décerné à Emma Brebbia, Anaïs Gaschy et Louise Papirer pour « Das musicalische Kissen », un cousin qui émet une douce musique lorsque l’on pose sa tête dessus et permet donc de s’endormir sereinement.

Le deuxième prix est allé à Samuel Diot et Anthony Kirscher. Leur « Smart Stifft », un stylo émettant un bip lorsque celui qui l’utilise fait une faute d’orthographe, a été jugé invention la plus originale. En période de réforme de l’orthographe, il fallait y penser…

Enfin, c’est Emma Kien, Anissa Sizere et Léa Zinoune qui ont reçu le troisième prix, celui de l’invention la plus amusante pour leur « Minuten Frisur », un casque qui coiffe automatiquement celui ou celle qui le porte.

Les efforts et talents de chacun de ces génies en herbe ont été récompensés par des diplômes et bons d’achat offerts par le foyer socio-éducatif du collège.

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Metzeral : initiative

METZERAL Agent commercial indépendant en immobilier

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